Histoire du son multicanal

 

 

Il semble évident que la télévision ne serait rien sans le son. Tout comme il nous paraît inconcevable aujourd'hui de voir un film muet au cinéma, juste accompagné par un piano.

Même si le cinéma à vécu une quarantaine d'années sans le son, il serait difficile aujourd'hui de faire machine arrière. Jusque là, assez discret sur l'élément sonore, peut-être serait-il bon de faire une petite rétrospective en la matière. Rassurez-vous, ce sera relativement court car l'histoire du son multicanal n'a vraiment pris son envol qu'en 1977.

C'est en 1937 que la première démonstration stéréophonique sur un film est tentée, par la compagnie Bell Labs and Electrical Research Products, Inc. Un enregistrement musical sur 9 pistes, accompagnera le film "One hundred men and a girl".

En 1940 , c'est Walt Disney qui s'y colle, fort de son précédent succès "Blanche Neige et les 7 nains", dessine une fresque mêlant dessins animés "fantastique" et musique classique. "Fantasia" sort donc avec une bande stéréo. Mais quelques problèmes avec certaines têtes de lecture des bandes, oblige à exploiter le film en version mono.

Mais ce n'est qu'à partir de 1953 que de nombreux films utiliseront la technologie "Warnerphonic" ou équivalent pour enfin sortir des films en stéréophonie. Cette technologie décomposait le son en 4 pistes. 2 pour les enceintes avant (droite, gauche), et 1 pour la centrale. Dans cette même année la technologie évoluera en 4 pistes en permettant aux salles une rétro compatibilité du matériel existant.

La technologie évoluera quelque peu après les premiers enregistrement stéréo directement sur une bande magnétique en 1957...

C'est une dizaine d'années plus tard qu'un certain Ray Dolby va s'employer à l'amélioration considérable du son. Après avoir travailler pour la société Ampex et ses recherches sur les bandes vidéo, et le magnétoscope, Ray Dolby créé le laboratoire DOLBY en Angleterre en 1965. Il se consacre alors au traitement du son et décide de s'attaquer au bruit de fond très présents sur les films d'alors. En 1966, apparaît le premier appareil de traitement du son le DOLBY NR (Noise Réduction)-A. Ce matériel dédié aux professionnels rencontre dès ses débuts un grand succès.

Fort de cette réussite, 1 an plus tard le DOLBY NR-B est alors lancé. Mais ici, ce système est dédié aux particuliers qui profite dès lors de cette technologie sur des enregistreur analogique de bonne facture. Puis le NR-C, NR-S et d'autres déclinaison diverses améliorant la technique existante.

Dolby surround

En 1977, STARWARS sort dans les salles. Ce film sera le premier a utiliser le Dolby stéréo, technique consistant à "découper" le son en 4 parties. Le premier flux dans l'enceinte centrale, le second dans l'enceinte droite, le 3ème dans la gauche et la dernière en mono vers l'arrière. Fort du succès du film, le Dolby stéréo sera utilisé dans moults films.

Dolby Pro logic

Apparaîtra par la suite le DOLBY Pro-Logic, même technique que la précédente mais insertion d'un canal supplémentaire pour les fréquences basse (Subwoofer). Le Dolby pro logic II, qui offrira le stéréo dans les enceintes arrières. L'intérêt principal de ces technologies est qu'elles sont totallement compatibles MONO et n'oblige pas les salles à s'équiper systématiquement pour diffuser ses films.

Dolby srd Au Cinema Dolby digitalEn DVD

Puis en 1991, "BATMAN, THE RETURN" innove avec le SR-D, rebaptisé plus tard DOLBY DIGITAL. Le son utilise une piste numérique compressée en Audio Coding 3 (AC3).

 

DTS

Et enfin "JURASSIC PARK" en 1993 sera le premier film projeté en DTS (Digital Theater System). Société fondée par Terry Beard.

La différence ? Ce format n'utilise pas de compression, offrant un son plus riche, plus détaillé. Les fréquences basses descendent à 80Hz, le Dolby Digital s'arrête à 120 Hz. Le DTS peut aussi disposer de 10 canaux quand le Dolby Digital n'en offre que 6.

Par contre, en Home-cinéma, ces dernières spécifications ne sont guère appliquées. En effet, souvent faute de place sur un DVD, le DTS se trouve compressé et les fréquences ne tombent guère en dessous des 120 Hz.

Alors quid de la vidéo ? Pour être bref, dès l'apparition des premières cassettes vidéo en stéréo, l'évolution du Home-cinéma à suivit de très près l'évolution des salles obscures, voire même parfois l'a dépassé ! Nous verrons plus tard que d'autres formats, tels que Dolby Digital ES, EX, DTS ES, ES MATRIX ne sont que peu ou pas du tout utilisée au cinéma !