Histoire de la vidéo (Partie 3)

 

Une des premières grande guère commercialo-médiatiques fut lancée à la fin des années 1970. Une guère entre un géant japonais, un européen et un autre japonais ! En clair, SONY, PHILIPS et JVC.

La télévision à pris son essor, des millions de foyers à travers le monde en sont équipés et il est temps maintenant de permettre d'enregistrer ses programmes, regarder ses programmes et de faire ses programmes !!!

Jusque là, les magnétoscopes existaient déjà mais étaient plutôt réservé à une population de nantis, d'élitistes et de "techniciens".

En 1975, SONY commercialise son magnétoscope BETAMAX. Les cassettes basées sur la technologie de l'U-MATIC (Voir page précédente) propose une bande vidéo moins large (1/2 pouce - 12,7 mm) mais une durée d'enregistrement d'heure à ses débuts. Ce format, apporte une image de bonne qualité. Cette technologie deviendra très prisée par les professionnels de l'image et notamment dans les studios de télévision.

BETAMAX

Le Betamax by SONY ( SL8000)

Dès 1976, JVC concurrence SONY en sortant le premier magnétoscope VHS (Vidéo Home System). Ce format est loin d'offrir le meilleur en terme de son et d'image, mais propose en contre-partie des temps d'enregistrements supérieurs à son concurrent à savoir 2 heures, 3 heures ou 4 heures. Tout en étant conscient de la moindre qualité de ce format MATSUSHITA et JVC tente le pari osé de la simplicité technologique et de la durée de ses enregistrements. Les éditeurs de films vidéo joueront aussi un rôle important dans la réussite du VHS.

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Le VHS by JVC (HR3300)

Alors que la suprématie du BETAMAX ou de la VHS n'est pas encore déterminée, une autre société, européenne celle-ci, entre dans la danse en 1979. PHILIPS et son V2000 (Vidéo 2000). La qualité d'image offerte est de bonne qualité, un système d'arrêt sur image très performant et des cassettes réversibles, recto verso, offrant jusqu'à 8 heures d'enregistrements. Les différentes cassettes sont en effet de 2 fois 2 heures, 2 fois 3 heures ou 2 fois 4 heures !

Le V 2000

Le V2000 by PHILIPS (VR2020)

Malgré un "petit" succès d'estime en Europe, ce format ne réussira pas plus à s'imposer que le bébé de SONY.

En cherchant les raisons de la victoire d'un format moins performant que les autres dans pratiquement tous les domaine (image et son), il peut être bon de se pencher sur la poussée au début des années 80 des vidéo-clubs et de la possibilité de louer les magnétoscopes "grand public". En effet, à leurs sorties respectives, les appareils coûtaient relativement cher et la possibilité de louer le matériel devint une alternative "intéressante".

Du fait de la " simplicité" due à une technologie plus légère d'un magnétoscope VHS, les coûts de fabrication baissèrent rapidement. Lorsque les vidéo-clubs s'installèrent à tous les coins de rue, seulement deux formats étaient bien représentés. La VHS et le V2000.

Une fois n'est pas coutume, la firme SONY perd cette bataille et en 1985 abandonne ce créneau pour enfin fabriquer, a partir de 1988, des magnétoscopes VHS !

Quand au V2000, malgré un nombre assez important de vidéos à louer, sa technologie plus pointue lui apportera quelques désagréments notamment au niveau de son manque de fiabilité et du coup des réparations ! PHILIPS, à son tour lâche prise, la même année que SONY et se lance dans la conception de magnétoscope VHS en 1985.

La VHS régnera en maître sans partage jusqu'a l'émergence du DVD enregistrable (DVD- R) dans les années 2000.

Mais ceci est une autre histoire...

 

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